SMIG, éléments de salaires, primes, retenues, heures supplémentaires, modalités de paiement ou encore la protection du salaire sont autant de notions qui suscitent régulièrement des interrogations et parfois des incompréhensions. Il apparait dès lors essentiel de bien comprendre ce que recouvre la notion de salaire au Cameroun, ainsi que les droits et obligations qui en découlent pour chaque partie au contrat de travail. Salariés comme employeurs ont tout intérêt à maitriser ces règles afin de prévenir les litiges et assurer une relation de travail saine et conforme à la loi.
Définition le terme salaire
Aux termes de l’article 61 du code du travail, le salaire signifie quels qu’en soit la dénomination ou le mode de calcul la rémunération ou les gains susceptibles d’être évalués en espèce et fixés soit par accord, soit par des dispositions règlementaires ou conventionnelles qui sont dus en vertu d’un contrat de travail par un employeur à un travailleur, soit pour le travail effectué ou devant être effectué, soit pour les services rendus ou devant être rendus.
Quelles sont les différentes sortes de salaire ?
• Le salaire au temps
• Le salaire aux pièces
• Le salaire à la tâche
Que signifie S.M.I.G ?
Le S.M.I.G signifie salaire minimum interprofessionnel garanti. C’est un salaire plancher absolu en dessous duquel il est interdit de rémunérer les travailleurs même d’accord partie quels que soient le mode de rémunération. Ceci est une règle d’ordre public dont la violation est passible d’une lourde pénalité (confer Art 167 du code du travail), amende de 100 000 à 1000 000 FCFA.
En quelle année a-t-il été réinstituée ?
Quel est le montant du SMIG au Cameroun ?
Quels sont les différents accessoires de salaire ?
• Les prestations en nature (logement, ration des vivres)
• Primes et indemnités (prime d’ancienneté, prime de rendement, prime d’assiduité, prime de salissure, prime de panier, indemnité de déplacement, indemnité de transport, indemnité de logement)
• La gratification
Qu’entend - t-on par ancienneté dans l’entreprise ?
Quelles sont les modalités de calcul de la prime d’ancienneté ?
Quels sont les travailleurs dont le logement doit être assuré par l’employeur ?
Au terme de l’article 66 du code du travail l’employeur est tenu d’assurer le logement :
Qui peut prétendre à l’indemnité compensatrice de logement ?
Le travailleur déplacé dont le logement en nature n’est pas assuré a droit à une indemnité compensatrice de logement versée par l’employeur. Cette indemnité représente 25% du salaire du salaire de base brut échelonné majoré de la prime d’ancienneté. Elle est payée en même temps et dans les mêmes conditions que le salaire
(Confer articles 1er et 10 de l’arrêté n°18/ MTPS/SG/CJ du 26 mai 1993 fixant les conditions auxquelles doit répondre le logement fourni aux travailleurs, le taux minimum et les modalités d’attribution de l’indemnité compensatrice de logement).
Citez les cas dans lesquels les retenues peuvent être effectuées sur le salaire d’un travailleur ?
Qu’est-ce qu’une Mise à pied ?
Quelles sont les conditions de validité d’une mise à pied ?
Quelle est la périodicité de paiement du salaire ?
Le salaire est payé à intervalles réguliers ne pouvant excéder un (01) mois. Toutefois les travailleurs peuvent sur leur demande recevoir au bout de 15 jours un acompte portant sur la moitié de la quotité mensuelle de leur rémunération de base. Leur situation étant obligatoirement apurée lors du paiement immédiatement consécutif. Les paiements mensuels doivent être effectués au plus tard 08 jours après la fin du mois de travail qui donne droit au salaire (confer Art 68 du code du travail).
Quels sont les jours et lieu de payement du salaire ?
Qu’est-ce qui justifie le paiement des salaires ?
Que s’avez-vous de la prescription de l’action en paiement du salaire ?
Conformément à l’article 74 du code du travail, l’action en paiement de salaire ou indemnités liées au salaire se prescrit par 03 ans. La prescription commence à courir à la date à laquelle les salaires sont exigibles. Elle est interrompue en cas de réclamation écrite formulée par le travailleur en matière de paiement de salaire devant l’inspecteur du travail du ressort ou lorsqu’il y a compte arrêté ou cédule ou obligation ou citation en justice non périmée.